TOP

Shein dans le viseur de l’OCDE.

Exploitation des Ouïghours, empreinte écologique désastreuse ou encore plagiats en série, Shein est au cœur de multiples controverses. La dernière en date émane de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), qui a récemment lancé une procédure contre le géant chinois de la fast fashion.

 

Shein sous le feu de la critique.

 

Le coup de massue est tombé ce mardi 14 novembre pour la multinationale chinoise.
Shein est sous le coup d’une enquête pour « violations des principes directeurs » de l’OCDE, une décision annoncée par le ministère de l’Économie, qui fait suite à une saisine de deux députés socialistes en juin dernier.
Dominique Potier et Boris Vallaud ont saisit l’OCDE concernant notamment les droits humains, le droit du travail, les équilibres écologiques, la corruption, les intérêts des consommateurs, la concurrence et la fiscalité.

L’enseigne chinoise quant à elle a expliqué à l’AFP avoir « répondu rapidement » aux sollicitations de l’OCDE. « Nous avons coopéré et continuerons à coopérer pleinement pour répondre à toutes les questions que le PCN pourrait avoir », a ajouté la plateforme.

 

Succès commercial et controverses éthiques, le paradoxe de la Fast Fashion.

 

Devenu l’emblème de la “hard fast fashion”, ce qui fait aujourd’hui le succès de Shein est aussi la raison pour laquelle il est pointé du doigt : 8 000 nouvelles références par jour, créées avec de l’Intelligence artificielle, des prix automatiquement discountés qui poussent à surconsommer, des tarifs dérisoires établis au dépens de conditions de travail scandaleuses. Cependant, Shein reste l’enseigne favorite de nombreux de la génération Z, séduite par ses prix ultra-attractifs, dans un contexte où les jeunes sont les plus touchés par la pauvreté en France.
Paradoxalement, les questions environnementales et de respect des droits humains préoccupent pourtant de plus en plus les clients qui appellent au boycott de la marque sur les réseaux sociaux.

Plus largement, l’intervention de l’OCDE souligne l’urgence de rendre les grandes entreprises de la fast fashion plus responsables. Cela suscite des interrogations sur la façon dont les consommateurs, les régulateurs et l’industrie de la mode peuvent collaborer pour encourager des pratiques plus éthiques et durables.

L’enquête menée par l’OCDE va débuter par une audition séparée des deux parties, les députés d’un côté et Shein de l’autre. Une procédure qui va dans le bon sens selon le Président de la Fédération du Prêt à Porter Féminin Yann Rivoallan, qui estime sur Linkedin que “Shein doit se plier aux règles internationales et que toute l’ultra-fast fashion doit répondre devant le droit français”.