TOP

“En un an, 80 800 clients ont revendu ou acheté un objet de seconde main dans l’une de nos trois boutiques”, Frédéric Bertinet, co-fondateur de Mercato.

Mercato collabore régulièrement avec d’autres acteurs de la seconde main.
© Mercato

Un an après le lancement du concept omnicanal d’achat-vente Mercato, par Myriam Camus, Frédéric Bertinet et Nicolas Laim, l’heure est venue de revenir sur les moments forts qui ont ponctué l’année depuis octobre 2022, de l’enthousiasme des clients à la création d’une solution SaaS, en passant par les collaborations.

 

Mercato a récemment soufflé sa première bougie. Quel regard portez-vous sur l’année qui vient de s’écouler ?

 

Frédéric Bertinet : L’année a été in-ten-se : c’était un sacré pari de mener des travaux simultanément dans trois boutiques et de lancer un site internet dans la foulée. Mais nous sommes très heureux de voir les réactions spontanément enthousiastes des clients, qui sont la preuve, à nos yeux, que nous avons réussi à proposer un lieu vraiment différent.

En un an, 80 800 clients ont revendu ou acheté un objet de seconde main dans nos boutiques. Le panier moyen atteint quant à lui 90 euros, soit +30 euros par rapport à l’ancienne enseigne Cash Express. Notre offre est en effet plus qualitative et l’écrin valorisant de la boutique permet de rassurer les clients et de vendre des objets de plus grande valeur.

 

Avez-vous observé un changement de clientèle entre l’ancienne enseigne Cash Express et Mercato ?

 

F.B. : Totalement. Elle est plus jeune et plus féminine. Le fait de proposer des collaborations diversifiant notre offre, avec plus de vêtements et de déco, y est sans doute pour quelque chose.

 

Parlez-nous de ces collaborations …

 

F.B. : Nous proposons 2 types de collaborations :

– Avec des marques de seconde main qui ont uniquement des sites Internet et qui souhaitent bénéficier d’une visibilité en boutique. C’est le cas de la collaboration avec OMAJ, pour le vêtement, qui a très bien fonctionné ; ou avec Izidore, pour la maison, qui a également été un grand succès puisque nous avons vendu tout le stock. 

– Avec des indépendants qui ont plutôt l’habitude de vendre des vêtements vintage ou de la déco sur des marchés ou des festivals. C’est le cas de ZouZ, dont la sélection pointue de vêtements vintage cartonne actuellement, avec un réassort d’une centaine de pièces toutes les semaines. 

Je pense également à la marque de joaillerie circulaire Emblème, qui crée des bijoux en or issus des cartes mères et des composants électroniques. Sans oublier notre collaboration avec la jeune start-up prometteuse REGENT BOX qui a mis en place dans notre boutique de Bolivar une borne qui régénère les piles jetables. 3 piles sur 4 peuvent ainsi être rechargées et sauvées.

 

Cette année a également été marquée par la création de votre propre solution SaaS. Pourquoi était-ce si important pour Mercato ?

 

F.B. : Nous tenions absolument à bénéficier d’une omnicanalité et d’une synchronisation totale entre les différents outils. Il existe évidemment des solutions de gestion pour l’encaissement, la gestion des stocks en boutique, des solutions de vente de produits de seconde main en ligne et de création de marketplace ou des outils qui permettent à des commerçants physiques de vendre sur des marketplace … mais aucune de ces solutions n’était complètement intégrée. Nous nous sommes basés sur un gros cahier des charges pour réussir à créer un outil permettant de gérer la vie du produit, à partir du moment où il rentre en stock jusqu’à sa vente, en ligne ou en boutique, et en couvrant nos neuf univers.

Nous avons également intégré un outil de contrôle très complet, renforçant la fiabilité de tous les produits. Notre taux de retour a été divisé par deux. Un enjeu non négligeable pour Mercato, qui garantit les produits un an.

 

Quel sera votre défi numéro 1 en 2024 ?

 

F.B. : Accompagner le développement progressif du site, encore sur la piste de décollage. L’indexation des pages par Google a pris beaucoup plus de temps que prévu mais tout est bien établi depuis juin. Durant les prochains mois, nous devrions commencer à récolter les fruits de notre travail pour la vente en ligne et le développement de nos boutiques.

 

Pour aller plus loin :

Découvrir la boutique en ligne de Mercato.

Se rendre en magasin.